« Rue PYSKOWICE », son histoire


 AFIN DE RASSURER LES ESPRITS MAL INTENTIONNÉS,  JE PRÉCISE QUE CET ARTICLE N’A AUCUNE VOCATION POLITIQUE ! SON TITRE EN TÉMOIGNE  :  L’OBJECTIF EST  UNIQUEMENT HISTORIQUE. Notre droit de libre expression reste entier.
 Comment est-on arrivés à cet évènement ?  C’est une longue histoire dont voici en quelques lignes, le résumé de l’essentiel.
 Pour répondre à un engagement électoral, les élus de LA RICAMARIE (1995-2001) avaient souhaité se rapprocher d’une ville de Pologne. Pourquoi ce pays ?  Parce que La Ricamarie comptait de nombreux ressortissants polonais, venus s’installer là pour travailler dans les mines de charbon du bassin houiller stéphanois. C’était comme une reconnaissance de l’équipe municipale de l’époque, à l’égard de la communauté polonaise qui participe depuis près d’un siècle à l’essor économique et social de la ville.
L’objectif  avoué : créer à terme un jumelage qui serait le prétexte à établir des échanges sociaux et culturels entre les habitants des deux villes. C’est d’ailleurs ce que préconisait la Commission Européenne des Villes Jumelées qui, dans son règlement, donnait des consignes bien précises : le caractère « économique » ne devait pas être intégré dans la démarche de rapprochement, la règle était très claire <… le jumelage doit profiter aux habitants et non aux  sociétés ou entreprises à vocation commerciale…>. Jean RABESCO, alors premier adjoint, avait été chargé par le maire de mener à bien cette démarche.
Au cours de l’année 1996, et en relation directe avec le Consulat Général de Pologne à LYON,  des courriers de candidature ont été envoyés à plusieurs villes moyennes de Silésie, et plus particulièrement tout autour de KATOWICE, ville déjà jumelée avec SAINT-ETIENNE. Ces courriers présentaient la ville de La Ricamarie, avec ses atouts, mettant notamment en avant l’importante  place occupée dans la ville par la communauté polonaise.
 Après avoir enregistré et analysé une dizaine de réponses, le vice consul et Jean RABESCO décidaient, sous couvert du maire, l’envoi d’une délégation en Pologne afin de rencontrer les municipalités et connaitre mieux chacune des villes candidates, et leurs attentes dans une future coopération. Cette délégation était composée de deux élus : Jean RABESCO et Eric GURBALA, adjoint, et de leurs épouses. Madame Danièle RABESCO, d’origine polonaise, faisait office d’interprète.
Après avoir visité plusieurs villes, c’est le mercredi 23 avril 1997 que la délégation ricamandoise arrivait vers 12h30 devant la mairie de PYSKOWICE.
Dès le premier jour de la visite, ce fut le coup de foudre, tant l’accueil fut à la fois solennel, chaleureux, empreint d’une grande émotion de part et d’autre. Madame Alicja WECEL, maire de la ville, accueillait la délégation française avec une simplicité telle, qu’elle contrastait avec un accueil plus pompeux dans les villes précédentes. Bref, « un amour durable » allait naître entre les deux villes.   Imaginez donc : en gravissant les escaliers qui menaient au premier étage où se situaient le bureau du maire et la salle du conseil, nous avons eu droit à une « haie d’honneur » composée des conseillers municipaux et de quelques cadres administratifs. !! Quelques photos réalisées au cours de ces deux journées passées là-bas, vont peut être vous faire apprécier cette atmosphère chaleureuse. On remarquera sur la photo n°03, à la gauche de Jean RABESCO, Madame Jolanta DROZD, actuellement Présidente du Conseil ;et  face à lui, Monsieur Wieslaw LESZCZYNSKI, actuellement vice-maire.

3 mai 1998, signature du Jumelage  Le Jumelage fut officiellement proclamé le 3 mai 1998 à Pyskowice, et début septembre 1998 à La Ricamarie. Dans les deux cas, une importante délégation de chacune des villes avait fait le déplacement en car. Ces délégations étaient généralement composées de représentants d’associations culturelles, sportives, de représentants d’anciens combattants, de pompiers, de policiers municipaux, voire même de quelques cadres administratifs de chaque mairie. On a même échangé des artistes musiciens, des enseignants de classes primaires ou secondaires…
A la suite des élections municipales suivantes (2001), les échanges à l’initiative de la mairie ricamandoise se sont réduits, et c’est l’Association Culturelle Franco-Polonaise qui a assuré la relève, non pas sur le plan officiel municipal, mais uniquement dans un cadre associatif. Les membres du bureau de l’ACFP allaient une fois par an rejoindre leurs amis de l’association locale (PTPPF) créée suite au  jumelage, en se déplaçant avec des minibus. Les membres de l’association PTPPF de Pyskowice faisaient à peu près la même chose, mais en voiture. Ensuite l’ACFP organisait des voyages culturels et touristiques une fois par an en direction de la Pologne, chaque excursion se terminant avec deux jours passés à Pyskowice au grand bonheur de nos voyageurs français et de nos amis polonais. Des liens d’amitié très forts se sont tissés au fil des années, la preuve en a encore été faite lors de la réception de la délégation polonaise, du 4 au 7 octobre 2012, pour l’inauguration de la nouvelle rue en centre ville « rue PYSKOWICE« .
Cet article pourrait être rédigé sur plusieurs pages car le périple de la délégation fut long et riche en contacts. Mais la visite à Pyskowice n’avait pas d’égale avec les autres. Le jumelage entre nos deux villes a été un moment très fort dans ma vie d’élu public, je tiens à le souligner  avec beaucoup de fierté, mais sans aucune forme de prétention. Jean RABESCO. 
     
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