La tradition de l’OPŁATEK, salle Valette le 27 janvier 2013

 

 Bien que ce Blog ait un caractère purement culturel, il assure également, par ses statuts, la promotion de la Pologne dans son Histoire, sa culture et ses traditions. La Pologne se distingue également en Europe par la ferveur des polonais dans la pratique du culte catholique, à l’image du Pape Jean-Paul II qui a profondément marqué l’histoire de l’Europe. C’est bien sous sa Papauté que la Pologne a vécu la grève des chantiers navals de GDANSK, qu’elle a retrouvé sa « liberté démocratique », évènement qui a contribué à la chute du mur de Berlin.

Cette tradition purement chrétienne du partage de l‘Oplatek est une manifestation que les polonais célèbrent en début d’année, en famille et/ou avec des amis, comme le font d’autres pays Est-Européens, mais également l’Italie. La France, par ses origines strictement chrétiennes, n’est pas en reste, car dans de nombreuses régions cette tradition se perpétue de la même manière, sauf peut être que le pain d’azyme est quelquefois remplacé par du pain, tout simplement.

C’est  dans  la  salle Valette, à La RICAMARIE, que  le 27 janvier 2013, le Père Zdzislaw a renoué avec la tradition de l’OPŁATEK, pour le plus grand plaisir des membres de la Communauté Polonaise, regroupés autour de la paroisse La RICAMARIE – ROCHE  la MOLIÈRE. Toute la communauté polonaise a découvert cette tradition que tous les prêtres précédents n’avaient pas célébrée. On notait la présence exceptionnelle de Monseigneur Dominique LEBRUN, évêque de Saint ETIENNE,  qui a un grand penchant pour les polonais dont il connait la langue. L’évêque stéphanois a pour habitude de faire une tournée des paroisses ligériennes en début d’année, et c’était pour lui une occasion formidable de découvrir cette tradition, à l’invitation du Père Zdzislaw.

  C’est donc un dimanche après midi marqué par un symbolisme chrétien, et la présence de  tous les représentants locaux de l’Eglise, français, polonais et même italien. Tous les paroissiens étaient venus en nombre, de Roche, du Chambon, de St Etienne, la salle Valette affichait complet, à la surprise du Père Zdzislaw qui n’en revenait pas. Il appréhendait cette première expérience depuis son arrivée chez nous en septembre 2012.

Je vous laisse à présent découvrir le sens de cette tradition à travers les deux textes ci-dessous, l’un en français, l’autre en polonais, tous deux tirés de Wikipedia, sur internet.

VERSION FRANÇAISE

OPŁATEK  (ɔˈpwatɛk/ ; au pluriel : opłatki)

En lituanien : kalėdaitis ; en anglais : Christmas Wafer) est une tradition catholique est-européenne, célébrée dans les familles polonaises, slovaques, lituaniennes et italiennes lors de la veillée de Noël. Opłatek est confectionné à partir de pain azyme, à base de farine blanche et d’eau. Opłatek n’est pas consacré, il est juste béni par le prêtre de la paroisse qui le délivre. Les membres de la famille et les amis se partagent et s’échangent Opłatek tout en se formulant des vœux. La rupture et l’échange d’Opłatek entre deux personnes est un symbole de pardon, d’amour, d’amitié et de paix et rappelle aux participants l’importance des fêtes de Noël, de Dieu et de la famille. C’est une excellente occasion pour la réconciliation qui se fait d’une manière très naturelle. Un vœu peut, par exemple, se formuler sous la forme d’un « je te souhaite une bonne santé, de la joie et beaucoup d’amour de Dieu » ou bien d’un « je te souhaite réussite, santé et bonheur durant l’année à venir ». L’encouragement scolaire ou professionnel sont également de bons exemples de ce qui peut être souhaité lors de cette communion familiale. Malgré sa simplicité, cette tradition ne s’est pourtant pas beaucoup répandue dans d’autres pays malgré sa forte symbolique, son sens profond et sa facilité de mise en œuvre.

La tradition d’Opłatek remonte pourtant aux balbutiements du Christianisme ancien et de la Communion. Les fidèles apportaient à l’église les pains pour les porter ensuite à la famille, à des amis qui ne pouvaient venir à la célébration. Opłatek,  tel que nous connaissons de nos jours, est né au Moyen Âge. Il était fait dans des monastères. La tradition d’Opłatek a finalement pris son réel essor en tant que coutume en Pologne au xviie siècle au sein la Szlachta (noblesse polonaise) pour s’étendre par la suite dans la République des Deux Nations (Pologne / Lituanie) et aux pays voisins. Elle bénéficia au xixe siècle d’une aura patriotique, l’assimilant quelque peu au vœu d’indépendance du peuple polonais. C’est d’ailleurs depuis cette époque là que la tradition d’Opłatek prit une forte connotation religieuse. Le partage d’Opłatek est chargé de forte émotion de pardon, d’amour, d’amitié, de bienveillance, de compréhension, ce qui permet à tous de partager le repas de Noël et vivre la fête de Noël dans la paix et l’harmonie.  C’est un moment solennel.

VERSION POLONAISE :

Opłatek (z łac. oblatum – « dar ofiarny ») – bardzo cienki biały płatek chlebowy, przaśny (czyli niekwaszony i niesolony), wypiekany z białej mąki i wody bez dodatku drożdży, którym dzielą się chrześcijanie, zgromadzeni przy stole wigilijnym, składając sobie życzenia.  Nie jest to zwyczaj wyłącznie polski, spotykany też na Słowacji[1]LitwieBiałorusiUkrainie, w Czechach i we Włoszech. Zwyczaj łamania cienkiego opłatka z mąki pszennej i wody pojawił się w Polsce pod koniec XVIII w. i tutaj przetrwał. Szczególnego znaczenia nabierał w niektórych okresach historycznych, np. Podczas zaborów.  Opłatek wigilijny jest symbolem pojednania i przebaczenia, znakiem przyjaźni i miłości. Dzielenie się nim na początku wieczerzy wigilijnej wyraża chęć bycia razem, bo przecież ludzie skłóceni nie zasiadają do wspólnego stołu. Ma swoją symbolikę w wymiarze nie tylko duchowym: sama materia opłatka: « chleb », podkreśla również doczesny charakter życzeń. W podtekście tego życzenia jest nawiązanie do modlitwy Ojcze Nasz: oby nam go nie zabrakło (chleba naszego powszedniego…). Symbolika chleba ma jeszcze inny wymiar: należy być jak chleb dobrym i jak chleb podzielnym.

Tradycja łamania się opłatkiem swoje korzenie ma w pierwszych wiekach chrześcijaństwa. Nie miała początkowo związku z Bożym Narodzeniem, była symbolem komunii duchowej członków wspólnoty. Zwyczaj błogosławienia chleba nazywanoeulogiami. Z czasem na wigilijną mszę przynoszono chleb, który błogosławiono i którym się dzielono. Zabierano go też do domów dla chorych, czy tych, którzy z różnych powodów nie byli w kościele, przesyłano krewnym i znajomym. Praktyka przesyłania sobie eulogii, popularna w pierwszych wiekach chrześcijaństwa, zanikać zaczęła w IX wieku na mocy dekretów synodów karolińskich, które chciały zachować zacierającą się różnicę między chlebem konsekrowanym a pobłogosławionym.

Opłatki wypiekano przy klasztorach oraz kościołach. Używano w tym celu specjalnych metalowych form, do których wlewano ciasto. Na początku XIX wieku popularne stały się, znane tylko w Polsce, ozdoby z opłatka, które zawieszano nad stołem wigilijnym. Miały zapewnić szczęście i powodzenie w nadchodzącym roku.  Również tzw. światy, którymi dekorowane były zawieszane u  sufitu podłaźniczki wykonane były z kolorowego ciasta opłatkowego. Oprócz białego opłatka, przeznaczonego na komunikanty i do łamania się podczas wigilii, wypieka się również kolorowy, przeznaczony dla zwierząt domowych i bydła. Na Śląsku znany jest tzw. « Radośnik », czyli opłatek posmarowany miodem, dawany dzieciom. W potocznym znaczeniu opłatek (zwany inaczej spotkaniem opłatkowym) oznacza rodzaj spotkania organizowanego w zakładach pracy, wspólnotach oraz instytucjach w okresie Adwentu lub Bożego Narodzenia, połączonego z łamaniem się opłatkiem i składaniem życzeń.

 

 

 

 

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